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2017 - Les décisions individuelles d'adaptation aux inondations : le cas de résidents en zones inondables dans le Sud de la France - Claire Richert

Claire Richert a soutenu sa thèse intitulée "Les décisions individuelles d'adaptation aux inondations : le cas de résidents en zones inondables dans le Sud de la France"

le mardi 02 mai 2017 à 14h00, à  AgroParisTech à Montpellier (648 Rue Jean François Breton), en salle Amazone, devant le jury composé de :

Mme Katrin ERDLENBRUCH UMR GEAU, IRSTEA, Directeur de thèse
M. Olivier CHANEL GREQAM, CNRS, Rapporteur
M. Arnaud REYNAUD Toulouse School of Economics, INRA, Rapporteur
M. Charles FIGUIERES GREQAM, AMSE, Co-Directeur de thèse
M. Serge GARCIA LEF, INRA, Examinateur
Mme Hélène REYVALETTE, LAMETA, Université de Montpellier, Examinateur

Résumé :

En France, un habitant sur quatre est exposé aux inondations. Dans cette thèse, nous nous sommes donc intéressés aux mécanismes de l'adaptation individuelle à ces risques naturels. Plus précisément, nous avons examiné l'influence des caractéristiques des individus et de leurs situations par rapport aux risques sur leurs décisions d'adaptation. Pour ce faire, nous avons mené une enquête quantitative auprès de 331 personnes résidant en zone inondable dans les départements de l'Aude et du Var. Le questionnaire utilisé lors de cette enquête a été développé à partir de la littérature et de l'analyse d'une enquête exploratoire par entretiens semi-directifs. D'après nos résultats, la perception de la menace liée aux inondations et la perception de la gravité de l'inondation vécue ont un effet positif sur les intentions d'adaptation, comme décrit dans la Protection Motivation Theory adaptée au domaine des inondations (Grothmann et Reusswig, 2006). Nos résultats suggèrent également l'existence d'une rétroaction négative de la mise en place d'une mesure de prévention sur la perception de la menace liée aux inondations. Cela invite à considérer avec prudence les relations observées empiriquement entre les perceptions et les décisions d'adaptation passées. De plus, nos résultats montrent une relation positive entre des indicateurs de la fréquence et de la sévérité des inondations et les perceptions de ces caractéristiques par les répondants. Comme ces perceptions ont un effet positif sur l'intention de s'adapter, cela signifie que les personnes les plus susceptibles de s'adapter sont celles qui sont exposées aux inondations les plus sévères et fréquentes dans l'échantillon étudié. Nous avons aussi examiné les relations entre les perceptions et les attitudes dans les domaines des risques financiers et d'inondation et étudié l'influence de ces variables sur l'adaptation individuelle. Pour ce faire, nous avons utilisé la sous-échelle psychométrique concernant les risques financiers de l'échelle DOSPERT (Weber et al., 2002; Blais et Weber, 2006) et développé une sous-échelle psychométrique sur le même modèle, mais qui concerne les risques d'inondation. Cette dernière présente des cohérences interne et externe satisfaisantes. L'analyse des données récoltées en utilisant les sous-échelles des domaines des risques financiers et d'inondation suggère que ces deux types de risques
ont tendance à entrer en compétition. Ainsi, l'importance accordée par les individus aux risques financiers par rapport aux risques d'inondation semble avoir un effet négatif sur les intentions d'adaptation. En conséquence, les mesures de prévention ne peuvent pas être considérées comme des formes d'auto-assurance, qui permettent de réduire uniquement les risques de pertes financières.


Ainsi, nos résultats suggèrent que l'adaptation individuelle dépend notamment des perceptions et attitudes des individus en ce qui concerne les risques financiers, les risques d'inondation, mais aussi de leurs perceptions concernant les moyens d'adaptation aux inondations. Or, d'après la théorie de l'amplification sociale du risque (Kasperson et al., 1988), les perceptions et attitudes peuvent être modifiées par l'expérience directe ou indirecte d'un risque. Nos résultats corroborent l'hypothèse selon laquelle le fait d'avoir vécu une inondation modifie les perceptions et attitudes non seulement dans le domaine des risques d'inondation, mais aussi dans celui des risques financiers. Pour examiner
l'influence de l'expérience indirecte des inondations sur l'adaptation individuelle, nous avons développé un modèle théorique qui décrit les relations entre les composantes à considérer pour étudier la diffusion d'un moyen d'adaptation au sein d'un réseau social. Ce modèle prend notamment en compte les interactions sociales.

 

Mots clés : adaptation,inondation,décisions individuelles,perceptions,attitudes,interactions sociales

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